• Garance porte un body Forever 21, un trench Wanda Nylon, des chaussettes Falke, des lunettes Dior vintage et un sac Chanel vintage des 3 Marches de Catherine B.
  • Garance porte un ensemble House of Holland, des gants Sandro et des souliers Saint Laurent Paris
  • Marie porte (à droite) une robe Sandro, des souliers Yves Saint Laurent, des chaussettes H&M et des bijoux Chanel vintage des 3 Marches de Catherine B. / Marie porte (à gauche) un body H&M, une jupe MSGM, une pochette Carven, un chouchou American Apparel et des bijoux Chanel vintage des 3 Marches de Catherine B.
  • Garance porte une robe Topshop, un sous-pull Gap, des collants Tabio, des souliers Miu Miu et des boucles d'oreilles Chanel vintage des 3 Marches de Catherine B. / Marie porte un ensemble American Apparel, des souliers Proenza Schouler et un collier H&M
  • Garance porte une jupe American Apparel, une veste Topshop, un tee-shirt House of Holland, des baskets Victoria et un sautoir Chanel vintage des 3 Marches de Catherine B.
  • Garance porte une veste H&M et un patch thermocollant acheté sur Etsy à KingSophiesWorld

Life size Barbie par Nelson Tiberghien

Il y a presque un an, lorsque j’ai pris la décision de quitter mon poste de rédactrice au magazine Be, j’en suis également venue à me questionner sur mon avenir 2.0. Comme certain(e)s le savent déjà, en plus des rubriques que je tenais tous les mois au Be, j’étais également l’auteur d’un des blogs de la rédaction sur le site du magazine.

 

Ce que vous ignorez probablement, en revanche, c’est que quand Marie -la rédactrice en chef de be.com- m’a attribué un blog je n’étais pas vraiment ravie. Pour être tout à fait honnête, ça m’a même clairement emmerdée. Pourquoi ? Tout d’abord parce qu’il faut savoir que je suis comme les vieilles : je déteste que l’on chamboule mon quotidien. Je m’obstine à prendre mon bus préféré même quand la RATP me suggère un itinéraire nettement plus court, je déteste faire les mises à jour Apple et je peste pendant des jours quand ma mère m’oblige à changer mes produits de beauté sous prétexte qu’elle trouve des saloperies dans la liste des composants. Alors imaginez deux minutes ma tête à l’idée d’écrire tooooouuus les jours un nouveau billet sur telle paire de chaussures que j’avais repérée ou sur tel personnage qui a claqué dans le dernier épisode de Game of Thrones (= tous, finalement).

La supériorité hiérarchique aidant, j’ai donc du me faire à l’idée de tenir ledit blog. Tout d’abord, le terme blog ne me plaisait pas. Déjà parce que je trouvais ça assez hypocrite, dans le sens où étant avant tout journaliste, nous n’avions pas non plus le droit de tout dire : écrire sur le dernier clip super génial de Machinette, ok, vomir sur la collection d’un de nos gros annonceurs*, fallait même pas y penser. Ensuite, comme le savent probablement les personnes qui ont déjà navigué sur be.com, il faut savoir que sur le site, n’importe quelle lectrice avait la possibilité de créer un blog et de ce fait, il arrivait très souvent que les attachés de presse (ou lecteurs, d’ailleurs) fassent l’amalgame entre les blogs de la rédaction (tenus par les journalistes du magazine, donc) et les blogs de la Communauté composée en majorité de (très) jeunes filles, souvent en guerre contre la grammaire auxquelles il arrivait  de véhiculer des informations pas vraiment vérifiées. Résultat : cette joyeuse confusion nous tombait de temps à autre sur le coin de la face et nous passions pour des nouilles pas professionnelles pour un sou.

Mais passons, me voilà donc à tenir ledit blog, alimenté d’un article par jour, voire deux, selon les périodes. Écrire sur la petite robe Carven que j’ai aperçue dans la vitrine  du magasin en rentrant chez moi hier, sur le sabot qui essaie de revenir à la mode pour la 18ème saison consécutive, sur les seins d’Emily Ratajkowski, les gens qui sentent mauvais dans le métro, la playlist à écouter quand on est sous la douche… Et réaliser que très vite, on y prend gout et que même si le papier, c’est mieux (c’est la petite vieille qui est en moi qui parle), la nouvelle dimension que prend notre relation avec la lectrice est fort plaisante. Déjà, elle peut nous insulter quand on parle mal de Beyoncé (plus jamais je ne commettrai cette erreur) mais au delà de ça, on a réellement le sentiment d’être lue et même -parfois- appréciée. Les joies de l’interactivité, en somme. Tout ça pour vous dire que quand j’ai pris la décision de quitter Be, ce n’est pas au lectorat papier auquel j’ai pensé mais bel et bien à mes lectrices de be.com, celles qui me suivaient aussi sur ma Page Facebook et qui me supportaient au quotidien en faisant vivre et voyager mes posts quotidiens. Et j’ai très humblement pensé que j’allais drôlement leur manquer. Bon, ok, que ça allait un peu me manquer à moi aussi, j’avoue.

J’ai du coup contacté la talentueuse Alexandra Bruel (aucun lien avec Patrick), graphiste de son état et accessoirement très patiente** afin qu’elle me concocte un site rien qu’à moi, qui me ressemble plus et surtout sur lequel je pourrai communiquer sur des choses qui me tiennent à cœur. Typiquement (ce que certaines personnes ignoraient jusqu’à récemment), il faut savoir que mon ambition première, quand j’ai atterri dans le merveilleux monde de la presse féminine, n’était pas d’être journaliste mais styliste (et par styliste j’entends styliste photo***). Je ne veux pas dire par là que je n’ai jamais voulu écrire, non, j’aime bien écrire, seulement, je ne désire pas en faire mon activité principale. A titre informatif, j’ai fait l’EFAP**** donc concrètement, une formation qui ne m’a été nullement profitable dans un domaine comme dans l’autre. J’ai toujours été d’une nature créative et j’avoue qu’au cours de ces 4 années au Be, c’est cette facette qui m’a le plus manquée, passé un temps, les sempiternels articles sur les tendances de la saison commençaient à me courir sur le haricot. Aussi, j’ai pensé que ce nouveau site serait un moyen de montrer d’autres choses, et c’est ainsi que nous en venons (enfin !) à ce qui nous réunit aujourd’hui, j’ai nommé, cette story Barbie réalisée il y a 8 mois maintenant.

Celles qui me connaissent un peu du Be ne sont pas sans savoir que je voue un culte assez ardent à Barbie et ce qu’elle représente. J’ai toujours combattu ardemment les gens qui prétendent qu’elle renverrait une vision faussée et déformée de la femme aux petites filles. Enfin, ardemment ce n’est pas vraiment le terme approprié car honnêtement, je manquerais certainement d’arguments si je me retrouvais demain au cœur d’un tel débat mais disons que j’ai toujours admiré sa garde robe on ne peut plus éclectique et son adorable façon de téléphoner à 5 centimètres du combiné. Je rêve ou je suis une nouvelle fois en train de m’égarer ? Je rembobine.

Je disais donc que la première collection de Jeremy Scott pour Moschino inspirée par la poupée Mattel m’avait donné envie (à moi et aux 380 éditos qui ont suivi) de rejouer à la Barbie. Pas celle de 29 centimètres, non, mais plutôt un modèle taille réel, comme Lindsay Lohan dans Grandeur Nature qui voit sa poupée (Tyra Banks) prendre vie. Pour ce faire, je me suis entourée du photographe Nelson Tiberghien dont j’aime beaucoup le travail et dont l’univers correspondait beaucoup à mon idée, de mon ancienne collègue de travail, l’excellente makeup artist Mathilde Passeri avec laquelle je travaillais pour ma rubrique Une fille 5 looks au Be, du coiffeur Benjamin Tandre et de l’antiquaire de mode  Catherine B. qui a des pièces de collection Chanel d’une beauté infinie . Concernant les mannequins, le choix a été plus complexe, j’ai aussi été ravie que mes deux premiers choix acceptent le projet : la très belle Garance représentée par l’agence VIP Models et Studio KLRP et la sculpturale Marie représentée par l’agence Ford Paris. Comme je le disais plus haut, nous avons shooté cette série en novembre dernier (ce qui équivaut à à peu près 12 ans dans le calendrier de la Fashion), la publier aujourd’hui est obsolète mais je trouvais dommage de garder cette jolie collaboration pour nous (enfin, j’espère que vous la trouverez jolie, vous aussi !).

Entre l’introduction de cette nouvelle rubrique et la genèse du projet, il me semble bien avoir encore parlé plus que de raison, je vous propose ainsi de la mettre en veilleuse et de vous laisser avec les images nées de notre joyeuse équipe. Et si je peux me permettre une petite Marion Cotillard, je tenais beaucoup à remercier Nelson, Catherine, Marie et Garance d’avoir accepté de travailler avec moi sur ce projet et de m’avoir fait confiance. Ah, et aussi ma meilleure amie Prisca, pour m’avoir assistée et avoir acheté du raisin aux mannequins. Quoi d’autre ? Ah oui : thank you love, thank you lif… Ok, je la ferme.

xxx
Andréa

 

* Pour les non initiés : un annonceur, dans la presse, c’est une marque qui paie pour obtenir une (ou plusieurs) page(s) de publicité dans le numéro. Il va de soit que plus une marque annonce (plus elle raque, donc) plus les rédactrices/stylistes seront invitées à la mettre en avant et à l’inverse, dire du mal d’un annonceur (même si il est question d’une marque abominable) c’est couper la branche sur laquelle tu es assis.

** Vous avez déjà expliqué à votre grande tante comment écrire les textos ? Si c’est le cas, vous devrez avoir une vague idée de ce par quoi a du passer Alexandra pour m’expliquer le fonctionnement d’un WordPress.

*** Pour les non initiés : en presse, on appelle stylistes photo les personnes qui produisent les pages de séries portées dans les magazines.

**** La fille se prétend journaliste et elle a fait l’EFAP : hahahahaha.

—-

Photo : Nelson Tiberghien
Stylisme : Andréa Ottaviani
Makeup : Mathilde Passeri
Hair : Benjamin Tandre
Models : Garance Rochou Moreau (Studio KLRP / VIP Models) et Marie Fofana (Ford Paris)

Commentaires
  1. Coucou Andrea! Enfin ce blog que j’attendais tant! Je t’ai suivi sur Be, sur Facebook et sur insta (of course ) et j’ai toujours adoré ton style et ta plume. Voilà tout ça pour dire que tu peux compter sur moi pour suivre tes post! Je vais aussi m’y mettre avec une amie mais il faut que je trouve un site de graphisme pour blog ou quelque chose comme ça. Bon et sinon je te souhaite pleins de lectrices et de succès!

  2. Le retour de la Conquérante ! ENFIN !
    Je bavais devant tes post sur Be.com et dévorais tes rubriques au Be… Mais là tu nous offres un buffet royal avec ce nouveau blog !
    Laisses moi mettre les pieds sous la table et je ne te quitte plus !

    Un superbe travail, j’ai adorer les tenues que tu as présentées. KITCHOU mais juste ce qu’il faut pour voir la vie en plastique (« it’s fantastic »)
    Des couleurs qui matches parfaitement.. Bref encore du grand Andréa et perso je ne m’en lasse pas 😉

    Bon retour 2.0 ! :)

  3. Ton humour et ta façon décalée de traiter de la mode m’amenaient quotidiennement sur le site de Be. Un plaisir de retrouver ton univers girly, j’adore cette série! Avec une pièce Wanda Nylon, on reconnaît bien là ta patte. Bonne chance pour ton site!

  4. Entre ton humour et la référence à Grandeur Nature (shine brigt, shine far, don’t be shy, be a staaaaar… Je vais m’arrêter la…), je peux bel et bien dire que tes post m’avaient manqué ! J’ai hâte de voir ce que tu nous réserve pour la suite! Sophie

  5. La série Barbie est très sympa et colorée.
    Ce qui est regrettable, ce sont toutes ces filles qui étudient à l’EFAP (à la base une école d’attaché de presse) et que l’on retrouve par la suite dans toutes les rédactions de mode sans jamais avoir étudié l’histoire de la mode et du costume au lieu d’être dans les RP.

    Certes, il est cool d’apprendre sur le tas mais il y a d’autres filles qui font des études de stylisme et elles se font « piquer » les places de stage plus facilement acquis par des filles de l’EFAP profitant d’un réseau d’anciens très forts.
    Ne te sens pas visé dans mes propos, c’est une remarque générale car tu abordes le sujet.

    1. Tout à fait d’accord avec toi ! Ma promo à l’EFAP regorgeait de filles qui ne savaient pas vraiment vers quoi s’orienter, résultat, je les retrouve aujourd’hui dans différents secteurs qui n’ont souvent rien à voir avec le milieu d’attachés de presse…

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