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Le nano sac a-t-il de l’avenir ?

Lorsque j’étais au lycée et que j’avais pour ambition de me réincarner en l’une des sœurs Olsen (idéalement Mary Kate), je me souviens que la grande mode était aux sacs super (super) oversized.

J’avais lu un jour que la surenchère perpétuelle de la taille de ces sacs surdimensionnés partait de l’idée que plus le sac était gros, moins le cul de celle qui le porterait le paraitrait. Toujours est-il que j’ai passé mon année de 1ère chargée comme si je partais 2 semaines au Pérou alors que j’adhérais simplement à la théorie de la relativité version Balenciaga. La anse de l’engin bien calé dans la pliure du coude (car c’était à l’époque la gestuelle officielle adoptée par les dindes), j’assimilais avec une grande assurance l’allée bordée de gravier qui menait au lycée à un catwalk Balmain. J’avais 16 ans, quoi.

A l’image de mon assiduité scolaire, plus les saisons passaient, et plus la taille réglementaire du sac à main s’allégeait. Et puis, il y a quelques saisons de cela, a débarqué le mini sac. Malheureusement pour nous, la bonne femme à l’origine de la théorie de la taille de l’accessoire évoquée plus haut a visiblement préféré garder son opinion secrète sur ce coup-là.

Victime du système (et d’un mal de dos carabiné), j’ai donc troqué mon 48h contre un nano sac de 20cm sur 15, tout juste assez grand en somme pour contenir un burrito. A mon grand étonnement, j’ai vite constaté que mon quotidien n’était pas le moins du monde handicapé par l’absence d’une trousse de premier secours ou d’une paire de collants de rechange autrefois minutieusement stockée dans mon sac à main.

Cependant, bien que l’esprit (et mon bagage) soulagé(s) de toutes ces futilités, je n’ai pour ma part jamais parié sur l’avenir du mini sac. Car si le maigre contenant qu’il offre peut être appréciable en soirée il l’est moins lorsqu’il doit s’adapter à la vie de tous les jours : perso, je vois très mal ma mère aller travailler avec une minaudière à peine plus grande qu’une boite de Ricola.

Et pourtant, cette saison encore, le nano sac met de nouveau les modèles classiques à l’amende. Mais parlons honnêtement et mettons de côté l’espace d’un instant le sublime minuscule dernier né Miu Miu rose layette et léopard : est-il bien raisonnable d’investir dans de si petites choses, aussi désirables soient-elles ? Un sac plus petit que mon porte feuille pourra-t-il me combler autant que son grand frère qui l’engloutirait douze fois si tout deux faisaient partie d’un jeu de matriochka ?

Seigneur Dieu, est-ce donc vraiment la taille qui compte ?!

Je laisse bébé Louis vous répondre, il aura probablement des arguments plus convainquants que les miens.

Mini Speedy Louis Vuitton vintage acheté sur Vestiaire Collective

Photo : Félicia Sisco
Réalisation : Andréa Ottaviani

Commentaire
  1. J’aime tellement les nano sacs, j’en ai acheté deux. Le problème étant que non, je n’arrive pas vraiment à sortir sans mon matériel de secours comme tu pourrais l’appeler, et que j’ai donc grand mal à laisser de côté mes sacs Mary Poppins dans la vie de tous les jours.

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