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#jeveux un sac vanity Mark Cross

Au moins 10 jours, 10 jours entiers que je cherchais en vain d’où venait ce satané sac (c’est dire si mes derniers jours de vacances ont été emmerdants).

Je l’ai dans un premier temps aperçu sur un compte Instagram de streetstyle (deux fois même) et ai finalement trouvé (à la sueur de mon front) la marque du coquin en fouinant de profil en profil. Il faut savoir que je n’ai pas pour habitude de nourrir des passions pour les sacs, il m’arrive bien sûr d’en trouver certains très beaux parfois mais je n’irai pas m’endetter sur 3 générations pour un Kelly par exemple. Enfin, pas encore du moins.

J’ai trois sacs noirs que je porte quasi tous les jours : mon premier Balenciaga que ma maman m’a offert pour mes 17 ans, j’alterne parfois avec mon nano City ardoise et mon sac à dos Chanel vintage que j’ai eu sur eBay il y a 4 ou 5 ans déjà. Seulement, depuis quelques temps, j’ai envie d’un sac plus simple, sans fioritures, pas siglé, dans le genre du Classic Box de Céline ou du PS11 de Proenza Schouler (un peu moins sobre que le Céline, j’avoue). Quand ma copine Camille m’avait fait découvrir Mansur Gavriel j’ai cru trouver le Graal mais là encore, les modèles ne correspondaient pas vraiment à l’idée que je me fais d’un classique que l’on porte des années sans se lasser.

Tout ça pour en revenir à ma quête Instagram, dont l’identité m’a été dévoilée : Mark Cross. Plus concrètement, une marque à laquelle je n’ai jamais réellement prêté de l’attention, sans doute ai-je un jour brièvement bavé sur ses petits sacs en osier avant de découvrir qu’ils coutaient plus cher qu’un rein sur le marché noir, mais rien de plus. Inutile de vous dire que soudainement, Mr Cross a eu toute mon attention. Un peu comme ce mec que tu n’as jamais regardé et que tu considères brusquement lorsque le nigaud commence à t’envoyer des textos sans fautes d’orthographe.

Cela va de soit, le bougre coûte presque autant que le Céline donc quitte à hypothéquer Victoria, autant que ce soit pour un classique.

Mention spéciale au modèle Grace, cousin éloigné de la Petite Malle de Vuitton, qui n’est, lui aussi, pas vraiment vilain.

 

Sac Benchley Saffiano (disponible en 4 coloris), Mark Cross, environ 2200 euros

SONIA RYKIEL

#jeveux les sandales compensées Sonia Rykiel

Je n’ai saisi que très récemment l’intérêt de la sandale classique et discrète que l’on peut enfiler tout l’été, sans trop réfléchir si ça jure ou pas avec sa robe. Mon shoesing d’été, à moi, a toujours été composé de sandales trop hautes, trop pas-adaptées-à-mes-vacances-à-Porto-Vecchio ou encore trop extravagantes pour être enfilées à la va vite après la plage.

Et bien sachez qu’après avoir judicieusement fait l’acquisition d’une paire de Birkenstock l’an dernier (je vais brûler en Enfer, I know), la nature qui revient décidément toujours au galot bave abondement sur cette splendide paire de compensées roses Sonia Rykiel. A croire que je n’ai pas été la seule à tomber sous leur charme vu qu’elles sont désormais out of stock sur internet (la -fort belle- version camel et jaune est cependant toujours disponible sur Luisa Via Roma pour celles qui, comme moi, sont animées par l’amour du risque).

Sur ce, je vous laisse, ma conscience a deux mots à me dire.

xx

A.

CARVEN

#jeveux la robe japonisante Carven

Ne jamais dire Fontaine je ne boirai pas de ton eau me disait Grand-Mi. Et encore une fois, Grand-Mi avait raison (Grand-Mi était également très à cheval sur la préservation de son capital solaire et m’a ainsi évité quelques rides ici et là mais nous en parlerons une autre fois).

Revenons, si vous le permettez, quelques mois auparavant. Plus précisément au jour où je boudais si religieusement que ma ride du lion était sur le point d’imploser (ride qui ne sera pas épargnée par les conseils avisés de Grand-Mi) en découvrant la dernière collection de Guillaume Henry chez Carven (j’ai toujours une pointe au cœur en écrivant ces mots). J’étais folle de rage. Non satisfait de m’avoir abandonnée sur une aire d’autoroute comme un vieil épagneul en plein mois de juillet, cette sale bête de Guillaume avait trouvé le moyen de conclure ces belles années sur une collection japonisante, OR, il va sans dire que je suis très peu sensible à la mode qui flirte avec le Soleil-Levant. Ride du lion en avant (la salope), j’ai donc pesté plus que de raison avec des visions de kimonos démoniaques plein la tête.

 

Quand soudain…

 

Est-ce l’éclairage des natures mortes net-a-porter ou bien le temps de digestion nécessaire au départ de Guillaume Henry qui me font voir cette collection d’un nouvel œil ? Pourquoi Diable personne n’a t’il eu  la présence d’esprit de me démontrer la beauté de cet été 2015 alors que j’avais moi-même perdu le mien ?

Ma ride du lion se fait désormais malmener autour d’une toute nouvelle problématique : laquelle des pièces de cette dernière collection est-elle le plus désirable ? On me souffle qu’un indice de taille serait caché dans cet article…

 

Robe Carven, 690 euros