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Gênant : ces filles qui se déguisent en pouffe pour Halloween

« Dans le monde des filles, (Halloween) est le seul soir de l’année où une fille peut s’habiller comme une vraie trainée sans qu’aucune autre ne puisse le lui reprocher »

Ce n’est pas moi qui l’ai dit mais Tina Fey, l’une des filles les plus drôles du monde et, accessoirement, la scénariste de Lolita malgré moi -inébranlable pilier du 7ème art- dont est tirée cette sentence*.

Car chaque année, force est de constater que les fêtes d’Halloween oscillent autour de deux principaux pôles de déguisements féminins. A ma droite, le costume traditionnel, variable et plus ou moins abouti selon l’inspiration et l’implication du sujet, à ma gauche, le déguisement de pouffe. Le déguisement de pouffe (ou sexy selon les magasins spécialisés) varie quant à lui entre le diablotin coquin et l’héroïne Disney après que celle-ci ait sombré dans la drogue et la prostitution.

Comme nous l’évoquions plus haut, Halloween ne rime, bien sûr, pas forcément avec latex et décolleté pour chacune d’entre nous. Certaines, comme ma mère, vomissent carrément sur cette tradition celto-américaine qui s’incruste, année après année, dans notre calendrier français. Pour ma part, n’importe quelle occasion nécessitant un déguisement me ferait renier ma patrie donc qu’il soit question du 31 octobre ou de Mardi Gras, soyez certains que j’en serai. Aussi, il faut savoir que nul n’est à l’abri de compter dans son entourage une jeune cagole sapée en infirmière polissonne un soir de bal costumé, de celle avec qui votre petit cousin rêvait de jouer au docteur quand il avait 15 ans et qu’il regardait le Journal du Hard.

Mais alors que je juge et condamne sans pitié mes sœurs ayant basculé du côté obscur de la Force, une question subsiste encore : pourquoi Diable s’entêter à vouloir montrer son cul sous unique prétexte d’une soirée déguisée ? Précisons (pour ceux et celles qui ne verraient en moi qu’une vieille coincée frigide et frustrée) que je n’ai jamais été du genre à opter pour les costumes les plus repoussants et ai toujours préféré Scarlett O’Hara à Madame Patate. Cependant, c’est manquer singulièrement de discernement que de ne pas savoir faire la différence entre un déguisement osé et un déguisement de pouffe. Ou bien suis-je sans doute déjà en train de penser comme ma grand-mère ? Peut-être aussi.

Toujours est-il que pas plus tard que cet après-midi, la dame qui était devant moi dans la queue du magasin de déguisement n’a pas caché sa déception lorsque le vendeur qui lui a annoncé que le costume de fliquette sexy n’était plus disponible. Je m’apprêtais à la consoler en lui expliquant que ce coup du destin signifiait forcément quelque chose quand elle a soudainement agrippé un ensemble de diablesse en satin qui n’a fait que me conforter dans l’idée que cette femme avait bel et bien des intentions démoniaques pour la soirée du 31 octobre. J’ai pour ma part finalisé mes achats en m’interrogeant gravement : et si la soubrette de Satan ici présente avait précisément plus de chance que moi, illustre Frida Kahlo, de rentrer avec un beau vampire samedi prochain ? Car si le bon sens peut sauver une tenue, il est très peu indulgent lorsqu’il est question de mono sourcil.

Que Dieu m’entende.

 

*Sortie de son contexte, il va de soit que cette déclaration ne fait pas référence à l’ensemble des filles mais simplement à celles qui ont déjà passé la nuit au poste pour outrage public à la pudeur un soir de 31 octobre.

Les Feux de l'Amour

La vie est-elle plus belle dans les Feux de l’Amour ?

Bien que ma mère ait toujours sous-estimé l’extraordinaire impact des Feux de l’Amour sur mon éducation, je suis aujourd’hui convaincue que ma vie de femme ne serait pas la même sans toutes ces valeurs inculquées par CBS. Aussi, j’ai toujours été intimement persuadée que la vie à Genoa City offrait nettement plus d’avantages. Voyons ensemble.

 

1. Chez eux, les ruptures ne sont jamais éternelles

 

Pour ne citer qu’eux, prenez Victor et Nikki. En l’espace de 40 ans de diffusion, 80% du show a été consacré aux péripéties conjugales de ces deux-là (les 20 autres pourcents traitant d’échanges de bébé à la maternité, de tests ADN falsifiés et de résurrection). Car si Victor a épousé la moitié de la population féminine de Genoa City, il est toujours revenu la queue basse vers Nikki qui, d’une main de fer, a appris au fil des années à dompter cet animal féroce et tourmenté qu’est Victor Newman.

 

Aussi, quand dans la vraie vie une banale tromperie peut enterrer à jamais une relation, il en faut nettement plus aux habitants de Genoa City pour dire que Fontaine, je ne boirai plus de ton eau. Et ce n’est pas peu dire. Ici-bas, qu’importe que tu plaques devant l’Autel, que tu t’affiches en société avec son pire ennemi, que tu l’épouses, même, si le cœur t’en dit, que tu rachètes sa boite, que tu l’envoies au trou, que tu lui caches que l’enfant que tu portes est le sien : l’Amour réunit toujours ceux qui s’aiment, et ce, même si l’être aimé est le fruit de l’union extraconjugale de ta mère avec le demi frère caché de son mari.

 

2. La mort non plus d’ailleurs

 

Mais encore faudrait-il qu’elle réussisse à te faucher : n’oublions pas que dans le petit hôpital de Genoa* les tumeurs au cerveau se guérissent plus facilement qu’une conjonctivite, il faut vraiment bien se démerder pour y rester. Comme une mycose mal soignée, les personnages disparaissent et reviennent quand on s’y attend le moins (c’est à dire généralement la veille d’un mariage), ce qui concède à la notion d’éternité un vieux goût de déjà vu.

 

3. Tous les chemins mènent à Rome

 

Il faut savoir qu’il y a 3 principales familles à Genoa City, le reste de la population n’est constituée que d’électrons libres qui finissent par se greffer à l’un des clans au fur et à mesure des années. Aussi, Genoa n’étant visiblement peuplée que par 12 habitants, il n’est pas rare de croiser sa sœur/la nouvelle femme de son ex/sa sœur, nouvelle femme de son ex, au café de coin. Vous me direz, rien d’étonnant lorsque l’on connaît la maigre diversité des commerces de la ville, on en fait d’ailleurs assez vite le tour : Les Colonnades pour les demandes en mariage, l’Athletic Club (qui a remplacé Chez Gina) pour les rendez-vous d’affaires et où il n’est d’ailleurs pas rare de croiser son ennemi juré dans la porte battante et enfin Le Néon écarlate, leur Starbucks local en quelques sortes où toutes les générations se confondent (sauf Nikki qui n’y met jamais un pied, faut pas pousser non plus).

 

Du coup, forcément, quand tu veux croiser ta target à Genoa, il est inutile de passer par quatre chemins (un peu comme à Porto-Vecchio, en somme). En revanche, lorsqu’un personnage arrive (ou revient) secrètement en ville, il se passe parfois 25 épisodes sans que personne ne l’aperçoive : c’est ça, la relativité à Genoa.

 

4. On ne s’ennuie jamais

 

J’ignore sur quel fuseau horaire se situe Genoa City (qui est censée être dans l’État du Wisconsin, soit dit en passant) mais je suis certaine d’une chose : un vortex temporel colossal plane autour de cette ville.

 

Au hasard, je pense avoir vécu en 25 ans ce que Sharon vit en 4 épisodes (sans compter les épisodes à suspens où les scénaristes font répéter les mêmes répliques à chaque changement de décors). A Genoa, tu peux avoir été fou à lier comme Michael Baldwin par exemple**, et pourtant, au final, personne ne s’en souviendra ni ne t’en tiendra rigueur (Michael est procureur à l’heure qu’il est, ndlr). Et puisqu’on en parle, rappelons que Victor entame cette année sa 15ème vie (un peu comme Mario Bros, quand t’as chopé tous les bonus).

 

5. Chaque jour est un jour de fête

 

Une nouvelle incohérence temporelle qui appuie ma théorie du vortex : les Abbott se réunissent autour de la piscine tous les 3 jours pour fêter le 4 Juillet quand de son côté, le Ranch des Newman se pare de ses plus belles décorations de Noël (inchangées depuis 73), un lundi sur deux.

 

 

 

*Si je peux me permettre : au vu du nombre de scènes tournées à l’hôpital, CBS pourrait investir dans de nouveaux décors afin de diversifier les plans, cela fait tout de même 40 ans qu’on se bouffe la même salle d’attente avec vue sur le comptoir et la sempiternelle chambre marronnasse qui a vu mourir la moitié de la série.

**A toi, le lecteur de plus de 65 ans qui me lis : oui, j’ai commencé les Feux de l’Amour très très jeune.

Doit-on supprimer ses exs d'Instagram ?

Doit-on effacer son ex de sa mémoire réseau sociale ?

Lasses de débattre sur les énergies renouvelables, la hausse du chômage et le dernier épisode de Pretty Little Liars, mon amie M. et moi-même avons l’autre jour causé de la pérennité des photos de couple publiées sur les réseaux sociaux.

Ma brave amie affirmait que son ex (que l’on appellera Fumier afin de conserver au mieux son anonymat) n’avait selon elle visiblement pas tourné la page car il avait conservé sur sa page Instagram les anciens clichés d’elle datant du temps de l’amour. Étant une bonne amie (du moins aspirant à en être une) et ne désirant pas le moins du monde que M. base ses espoirs sur un élément aussi fébrile que celui-ci, je me suis empressée de lui répondre que non, conserver les souvenirs de sa précédente relation sur les réseaux sociaux ne signifiait pas (forcément) que son propriétaire n’en avait pas fait le deuil.

Au vue de l’obstination de M. qui commençait sérieusement à me courir sur le haricot avec cette histoire, j’ai jeté un coup d’œil à l’Instagram de Fumier afin de constater de mes propres yeux lesdits vestiges qui tourmentaient tant mon amie. Quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai constaté que les maigres preuves se résumaient à quelques clichés de M. pris lors de leur road trip américain il y a quelques années de cela et non à des selfies post coït d’eux deux qui, je l’admets, auraient pu se révéler un tant soit peu gênant après coup (si vous me permettez l’expression). Quoi qu’il en soit, je n’aurais jamais autorisé M. à sortir avec un individu adeptes des selfies post coït.

Au final donc, pas de quoi fouetter un chat. Pas comme Aurélie, l’une de mes anciennes connaissances de lycée, qui se sent visiblement obligée d’officialiser la moindre de ses relations sur Facebook. Résultat ? Son lit semble avoir accueilli l’ensemble des supporters du PSG.

Seulement voilà : nos avis divergeant toujours sur la question, M. s’est empressée de me rappeler les lourds soupçons que j’avais émis lorsque j’avais réalisé que l’une de mes anciennes targets avait, lui, effacé les cinq misérables photos qu’il avait de son ex sur Instagram. Pour le coup, j’avais trouvé l’affaire super louche.

Alors que faire ? Tout conserver comme Fumier en prenant le risque de passer pour une nouille ? Faire comme Johnny Depp et updater vestige comme il l’a fait de son tatouage pour Winona ? Limiter les photos trop intimes ?

Ou bien rester célibataire, histoire de ne pas s’emmerder la vie.

MEAN GIRL

Peut-on faire la paix avec nos ennemies de lycée ?

Étant originaire de Porto-Vecchio, en Corse, où il y a si peu d’habitants l’hiver que parfois tu peux te promener en ville pendant 20 minutes avant de croiser quelqu’un (tu sursautes même parfois), j’en viens souvent à me poser cette question.

 

Comme chaque lycéenne, mes copines et moi ne pouvions pas encadrer certaines filles, de notre classe ou de notre lycée. Certaines pour des histoires à la con (qu’autrefois nous jugions cependant avec autant de sérieux que s’il s’agissait du vaccin contre la peste), certaines pour des raisons aussi obscures que celles qui faisaient que les Capulet et les Montaigu ne pouvaient pas se blairer. Et cela va de soit, qui dit peu d’habitants dit lycée unique, ce qui signifie également que tu en viens toujours à tomber sur les mêmes personnes et que, de ce fait, chaque génération n’a jamais vraiment l’occasion de se perdre de vue.

Seulement, l’ennemi que nous considérions à l’époque comme la personne à abattre a désormais grandi. Il a ouvert un commerce, travaille dans un salon de coiffure, fréquente la même manucure que vous. Je suis même persuadée que certaines sont même devenues esthéticiennes, c’est d’ailleurs pour cette raison que je ne vais jamais me faire épiler le maillot à Porto-Vecchio.Il faut savoir que chaque fois que je rentre au pays, j’ai toujours un doute en croisant les gens, me demandant si je dois leur faire la bise ou pas (à noter que quand tu as grandi dans une ville aussi petite que Porto-Vecchio, tu claques généralement autant de bises qu’un politicien en période de campagne) alors quand il s’agit d’anciennes ennemies, la gêne se fait grandissante, à plus forte raison si elle se trouve derrière un comptoir et qu’elle doit te servir ta Saint Georges grenadine.Moult questions se bousculent alors dans ma petite tête de fille qui ne réfléchit jamais simplement.

Je lui souris ?

Je la tutoie ? (Je risque d’avoir l’air con si je la vouvoie, non ?)

J’ose la rappeler pour lui réclamer une paille ?

Je lui laisse un pourboire ?

Ce qui est d’autant plus gênant c’est quand tu fais l’effort de faire comme si de rien n’était en souriant cordialement et en t’exprimant avec un ton qui dit même si on se serait bien volontiers badigeonné nos cahiers respectifs d’Anthrax y a quelques années on va faire comme si de rien n’était et que la peste en face de toi te renvoie le même regard qu’elle t’envoyait à l’époque quand vous vous croisiez entre le cours de maths et celui d’histoire. Tu te sens aussi misérable que la dernière fois que tu as accidentellement appelé ton ex bourrée et tu te retrouves avec le douloureux sentiment que la guerre a continué sans que personne n’ait eu la décence de t’avertir.


Vous avez le même problème, pas vrai ?

 A-

Greys Anatomy

Lettre ouverte aux scénaristes de Grey’s Anatomy (Attention, Spoiler)

Chers scénaristes de Grey’s Anatomy,

 

faisant partie du cercle très restreint des personnes qui suivent encore la série pour laquelle vous faites la pluie et le beau temps (surtout la pluie, si je peux me permettre), je tenais à vous faire part de mon sentiment concernant l’odieuse façon dont vous traitez mes nerfs depuis quelques années maintenant.

Car même si j’ai très vite saisi que ce centre hospitalier avait en réalité été bâti sur un ancien cimetière maya, cela ne signifie pas pour autant que j’accepte l’hécatombe qui s’est jouée sous nos yeux au cours de ces 11 dernières saisons. D’abord, il y a eu George. Ce bon vieux George. Ce coup-là m’a fait mal, je serais menteuse de prétendre le contraire, mais tout bien réfléchi, passons sur George : c’était un bon coup de votre part. J’ai toujours éprouvé un grand respect envers les scénaristes qui osent s’imposer en faisant disparaître brutalement l’un des personnages principaux, nous rappelant à l’occasion que la vie, c’est pas facile tous les jours, même quand c’est produit par ABC.

Et puis, quelques épisodes plus tard, c’est Izzy qui s’est fait la malle. Elle n’a pas passé l’arme à gauche, elle, non, elle, elle s’est tout bonnement tirée du jour au lendemain, sans que l’on comprenne réellement ni pour qui ni pourquoi . D’ailleurs, je trouve que vous avez pas mal chié dans la colle sur ce coup-là, si vous me permettez : il faut voir comment vous nous avez étouffé l’affaire, un véritable scandale ! Après tout, pourquoi se triturer les méninges alors que vous savez pertinemment que notre cœur ne bat que pour Meredith Grey (enfin, son mec, quoi), la vedette de série la plus botoxée depuis Ridge Forrester.

Meredith… J’ignore ce que pouvaient bien trafiquer les 3 fées le jour de sa naissance mais une chose est sure : elles ne rodaient certainement pas au dessus de son berceau. Bon sang de bonsoir, il lui en est arrivé des tuiles à celle-là ! Mère suicidaire souffrant d’Alzeimer, père absent, demie-sœur sortie de nulle part, le mec du bar qui s’avère être son boss marié, ladite épouse qui débarque travailler à ses côtés, son chien qui claque, sa belle-mère qui claque, sa demie-soeur qui claque… Sans parler de son abominable démarche, j’apprendrais qu’elle a une jambe de bois que ça ne m’étonnerait même pas.

Mais non, il vous en faut toujours plus. Plus de sang, plus de drame, plus d’expressions neurasthéniques de Meredith Grey. Il vous a fallu Derek.

Tout d’abord, les gars, si je peux me permettre une parenthèse purement stratégique : nous sommes 12 à suivre encore cette série donc la moindre des choses lorsque l’on se retrouve dans ce genre de situation délicate, c’est d’éviter de couper la branche sur laquelle l’on a le cul posé. Cette parenthèse fermée, je me dois maintenant de vous rappeler une chose primordiale qui lie le spectateur et le scénariste qui s’appelle « la clause du respect ». Qu’est ce que la clause du respect ? Et bien la clause du respect, chers scénaristes surpayés, cela signifie que l’on veut bien gober 18 crashes d’avion, 12 tremblements de terre, l’effondrement d’une quatre voies, une bombe dans un estomac (on l’avait oubliée, celle-là), même une patiente au sang toxique qui empoisonne tout un bloc opératoire, mais nous ne pouvons au grand jamais tolérer, que vous usiez de votre pouvoir pour nous arracher des personnes qui nous sont chères depuis tant d’années. Concrètement, Derek Sheperd en mort cérébrale ne rentre absolument pas dans la clause de respect. Cette liberté scénaristique relève tout bonnement de l’abus de pouvoir et là, je vais vous dire : la coupe est pleine, on a trop avalé de couleuvres. Après dix belles années de fidélité, j’appelle officiellement à un boycott de la série.

Vous voulez une énième preuve que vous vous êtes fourré le doigt dans l’œil avec cette ultime rebondissement ? Voilà bien 40 minutes que je suis là à vous rédiger ces mots alors que l’épisode 22 est en pause à plus d’une vingtaine de minutes de visualisation. Vous voyez comment on s’emmerde ? Vous voyez à quel point vous avez dépassé les limites ?

Je vais vous dire mieux : vous ne méritiez pas Derek Sheperd.

Kelly

Un jean doit-il nécessairement faire un beau cul ?

Alors que ma copine Livia s’obstine à l’idée de trouver un 501 qui ne lui fait pas une silhouette de prof de techno à la retraite, j’en suis naturellement venue à évaluer l’importance du cul en matière de jean.

Comme mes amies le savent, je suis plutôt novice en matière de jean : j’en possède trois (dont un modèle qui n’irait qu’à une gymnaste de 14 ans) que je ne porte que le dimanche pour aller au cinéma ou pour aller travailler lorsque ma machine à laver fait grève. Pas parce que je ne les aime pas, bien au contraire, j’adore les jeans, j’en essaie d’ailleurs en moyenne 12 par saison, j’estime simplement que la circonférence de mes cuisses ne me permet pas encore de me sentir à l’aise dedans. Cependant, si il y a bien une chose que je sais, c’est qu’un jean qui ne te fait pas un beau cul a autant d’intérêt qu’un col roulé dans la garde robe de Rihanna. Sauf que. Comme je vous le disais plus haut avec le 501 de Livia, les plus beaux jeans ne font malheureusement pas les plus beaux culs et si, comme moi, vous avec gardé en mémoire les audacieux combos de Kelly Taylor de Beverly Hills dans les années 90, vous n’avez pas pu passer à côté de l’abominable spectacle qui se déroulait juste en dessous de sa ceinture en skaï lorsqu’elle arborait une pièce de sa nombreuse collection de denim.

C’est à se demander comment, Diable, Kelly se débrouillait pour rester la fille la plus cool du bahut avec son derrière qui aurait probablement brûlé la rétine de Brandon en moins de temps qu’il ne faut pour sécher un milk shake chez Peach Pit si il avait connu le lycée dans les années 2000. Alors  je me demande : un bon modèle est-il nécessairement un modèle qui fait retourner tous les mecs du bus quand on passe dans le couloir ? Et si le jean parfait fait un boule pourri, doit-on quand même l’acheter quitte à le porter constamment avec des t-shirts longs comme une bibliothécaire à forte surcharge pondérale ?

En attendant de trouver solutions à mes tourments, je me contente de soutenir Livia dans sa quête en ne manquant pas de jeter un coup d’oeil à son verso de derrière le rideau de la cabine d’essayage (et je ne manquerai d’ailleurs pas de vous rapporter le bilan).

Vous en pensez quoi, vous ?

A-