MCDMEGI EC098

Gênant : ces filles qui se déguisent en pouffe pour Halloween

« Dans le monde des filles, (Halloween) est le seul soir de l’année où une fille peut s’habiller comme une vraie trainée sans qu’aucune autre ne puisse le lui reprocher »

Ce n’est pas moi qui l’ai dit mais Tina Fey, l’une des filles les plus drôles du monde et, accessoirement, la scénariste de Lolita malgré moi -inébranlable pilier du 7ème art- dont est tirée cette sentence*.

Car chaque année, force est de constater que les fêtes d’Halloween oscillent autour de deux principaux pôles de déguisements féminins. A ma droite, le costume traditionnel, variable et plus ou moins abouti selon l’inspiration et l’implication du sujet, à ma gauche, le déguisement de pouffe. Le déguisement de pouffe (ou sexy selon les magasins spécialisés) varie quant à lui entre le diablotin coquin et l’héroïne Disney après que celle-ci ait sombré dans la drogue et la prostitution.

Comme nous l’évoquions plus haut, Halloween ne rime, bien sûr, pas forcément avec latex et décolleté pour chacune d’entre nous. Certaines, comme ma mère, vomissent carrément sur cette tradition celto-américaine qui s’incruste, année après année, dans notre calendrier français. Pour ma part, n’importe quelle occasion nécessitant un déguisement me ferait renier ma patrie donc qu’il soit question du 31 octobre ou de Mardi Gras, soyez certains que j’en serai. Aussi, il faut savoir que nul n’est à l’abri de compter dans son entourage une jeune cagole sapée en infirmière polissonne un soir de bal costumé, de celle avec qui votre petit cousin rêvait de jouer au docteur quand il avait 15 ans et qu’il regardait le Journal du Hard.

Mais alors que je juge et condamne sans pitié mes sœurs ayant basculé du côté obscur de la Force, une question subsiste encore : pourquoi Diable s’entêter à vouloir montrer son cul sous unique prétexte d’une soirée déguisée ? Précisons (pour ceux et celles qui ne verraient en moi qu’une vieille coincée frigide et frustrée) que je n’ai jamais été du genre à opter pour les costumes les plus repoussants et ai toujours préféré Scarlett O’Hara à Madame Patate. Cependant, c’est manquer singulièrement de discernement que de ne pas savoir faire la différence entre un déguisement osé et un déguisement de pouffe. Ou bien suis-je sans doute déjà en train de penser comme ma grand-mère ? Peut-être aussi.

Toujours est-il que pas plus tard que cet après-midi, la dame qui était devant moi dans la queue du magasin de déguisement n’a pas caché sa déception lorsque le vendeur qui lui a annoncé que le costume de fliquette sexy n’était plus disponible. Je m’apprêtais à la consoler en lui expliquant que ce coup du destin signifiait forcément quelque chose quand elle a soudainement agrippé un ensemble de diablesse en satin qui n’a fait que me conforter dans l’idée que cette femme avait bel et bien des intentions démoniaques pour la soirée du 31 octobre. J’ai pour ma part finalisé mes achats en m’interrogeant gravement : et si la soubrette de Satan ici présente avait précisément plus de chance que moi, illustre Frida Kahlo, de rentrer avec un beau vampire samedi prochain ? Car si le bon sens peut sauver une tenue, il est très peu indulgent lorsqu’il est question de mono sourcil.

Que Dieu m’entende.

 

*Sortie de son contexte, il va de soit que cette déclaration ne fait pas référence à l’ensemble des filles mais simplement à celles qui ont déjà passé la nuit au poste pour outrage public à la pudeur un soir de 31 octobre.

Commentaire

Leave a question to Merrygoroundgirl Ne pas répondre